[J-Drama] My Boss My Hero

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Il était temps. Oui, grand temps que j’écrive quelque chose sur l’excellent drama nippon My Boss My Hero, qui fut, avec Nobuta Wo Produce, Densha Otoko et Hana Yori Dango , l’un des premiers dramas qu’il m’ait été donnée de voir. Diffusé en 2006 sur NTV, My Boss My Hero est l’adaptation télé japonaise du film coréen Doosaboo ilchae (My Boss My Hero étant le titre international) réalisé par Yun Je-gyun en 2001. La version drama reprend le pitch d’origine du métrage coréen en transposant l’action dans un lycée japonais et du milieu des gangs du pays du matin frais à celui du monde des Yakuzas. Sakaki Makio, fils aîné d’un chef de gang de yakusas, les « Kantô Sharp Fang », surnommé « Tornado Makio » pour ses prouesses lors des combats, ne vit que pour une seule chose : succéder à son père et devenir le prochain boss du clan. Mais malheureusement, ayant quitté très tôt le milieu scolaire, il a accumulé énormément de lacunes. A la suite d’une nouvelle transaction ratée de 27 millions de dollars suite à un simple problème de maths, et exaspéré par la stupidité de son fils et son entêtement à être à la tête du clan, son père décide de passer un accord avec lui. Il doit retourner sur les bancs du  lycée et en ressortir diplômé afin de pouvoir prendre sa suite, ou c’est à son jeune frère parti faire ses études aux Etats-Unis que les reines du clan reviendront. C’est ainsi que Makio, 27 ans, qui ne connait que les gangs , les bagarres , l’alcool et les femmes va se retrouver sur les bancs de l’école cachant sa véritable identité et dissimulant son age afin de s’intégrer à la vie lycéenne et obtenir son diplôme. Outre ce pitch foutrement improbable mais extrêmement attrayant, c’est aussi du côté du casting que My Boss My Hero est alléchant. Autour de Nagase Tomoya (Ikebukuro West Gate Park), on retrouve aussi la douce Aragaki Yui, Kikawada Masaya, ou encore Kashii Yu (Kei de Linda Linda Linda). Il en va s’en dire qu’avec un pitch promettant de nombreuses séquences de nimportanawak et un tel casting, My Boss My Hero était déjà lancé sur de bons rails avant même de débuter. Et ce sentiment s’en trouve plus que confirmé une fois les dix épisodes que compte la série visionnés.

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Je ne vais pas y aller par quatre chemins, My Boss My Hero est une réussite (et ce n’est pas (quoique ça y contribue) du fait de la présences de Yui Aragaki). Comique, la série  l’est de bout en bout, envoyant Makio dans une multitude des situations plus invraisemblables les unes que les autres, au déroulement, comme on peut s’y attendre, surréalistes.  On pourra citer parmi les plus marquantes la course au pudding que se livre l’école chaque midi, la scène où Makio, le jour de son arrivé en cours pense avoir été retrouvé par des rivaux, son passage en mode sentaï venant à la rescousse de sa classe ou la gymnastique matinale du lycée St Agnes sur la Marche de Radetzky de Johann Strauss Sr à laquelle les élèves retardataires doivent se soumettre. Vivant ses deux vies en parallèles, yakuza et lycéen, nous avons bien sur le droit à des croisements entre les deux lorsqu’il rencontre, entouré de ses hommes de main, des professeurs ou camarades à lui, ou lorsque ses mimiques de yakuza reprennent le dessus lorsqu’il est à l’école. C’est téléphoné, mais ça reste sympathique. Même si le côté comédie est très présent, il ne faut pas oublier que nous sommes dans un school drama. Et qui dit school drama signifie que l’on ne peut échapper aux éléments typiques du genre que sont l’amitié,  la persévérance, le dépassement de soi ou encore bien sur une dose de romance (mais heureusement pour nous, loin des sempiternels triangle amoureux et autres joyeusetés bien lourdes s’étalant sur une dizaine d’épisodes). De même l’école permet également à Sasaki de murir (de façon un peu tardive) en venant même à influer sur ses décisions en tant que yakuza. On pourra aussi voir si l’on veut pousser un peu plus (mais dans ce cas beaucoup plus) un représentation des problèmes de relations père-fils imagé ici par Sakaki et son père.

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Du côté des acteurs, il faut noter l’énorme performance de Nagase Tomoya. Surjouant remarquablement et nous offrant une palette de mimiques caricaturales comiques à souhaits, le leader du groupe TOKIO confirme tout le bien que je pensais de lui après sa performance dans Ikebukuro West Gate Park. Ses changements d’attitudes (école/yakuza) ou ses expressions faciales sont extrêmement réussites. C’est du tout bon. On ne s’attardera pas sur la prestation, toujours aussi parfaite, de Yui Aragaki (Umemura Hikari), pour s’attarder un peu plus sur celles de Kashii Yu et Tanaka Koki. Tout d’abord Kashii Yu, qui endosse le rôle de Minami Yuriko, est absolument bluffante dans ce rôle de professeur strict et au « visage d’acier ». Surtout lorsque l’on sait qu’elle n’était âgée que de 19 ans lors du tournage. Tanaka Koki a de son côté reçu le prix du « Best Supporting Actor » lors du 50ème Television Drama Academy Awards pour sa prestation complètement décalé d’homme de main de Sakaki. Il ne faut pas en oublier non plus le reste du casting, qui entre hommes de mains ou camarades de classe, nous offre une prestation tout aussi convaincante. Au rayon musical nous avons bien sur le droit à un theme song interprété par le groupe TOKIO (Nagase Tomoya oblige), avec le morceau Sorafune, qui sans être exceptionnel, se laisse écouter sans déplaisir. Bref vous l’aurez donc compris My Boss My Hero est donc une véritable réussite, autant vivifiante et qu’attachante. Les épisodes, emplis de moments loufoques et portés par un casting au poil,  se succèdent sans aucun ennui, et font du visionnement de ce drama une action hautement recommandable.

Première Publication : 2007

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