[News] Sortie de « L’incolore, Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage » de Haruki Murakami

lincolore-tsukuru-tazaki-ses-annees-pelerinage-haruki-murakamiUn an et demi après sa sortie japonaise, en avril 2013, le dernier roman de Haruki Murakami débarque aujourd’hui, 4 septembre, en langue française, à la fois en version papier et en version numérique. De son titre L’incolore, Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, ce roman d’un peu moins de 400 pages, délaisse quelque peu la carte du fantastique pour celle du réalisme. L’auteur japonais nous entraîne dans une quête initiatique teinté d’existentialisme, centrée sur une personne, entre perte et abandon, où présent et passé s’entremêle, à la manière de ce que l’on a pu lire par exemple dans La balade de l’impossible. Tous les échos que j’ai pu lire depuis la sortie japonaise sont très bons, il me tarde donc de pouvoir juger sur pièce de la chose, et de le chroniquer.

Avec un premier tirage à 200.000 exemplaires, les Éditions Belfond ont vu grand, portées par le succès en France de la trilogie 1Q84, vendue à 700.000 exemplaires dans l’hexagone. Il est d’ailleurs assez marrant de voir l’emballement des médias généralistes pour cette sortie, bon nombre d’entre eux n’ayant pas couvert les ouvrages pré-1Q84 de la même façon. Mais le succès en France de 1Q84, bien aidé par la hype autour de la trilogie, aura au moins eu le mérite de nous offrir, enfin, une version française de Underground, 13 ans après sa sortie au Japon, ainsi qu’une rapidité éclaire pour la traduction de ce petit dernier.

Au passage, un britannique, David, a mis en ligne un article en trois parties extrêmement intéressant et superbement documenté sur tous les lieux ayant inspirés Murakami à Tokyo. Je vous invite fortement à aller le lire.

Résumé (Belfond) :

Depuis le mois de juillet de sa deuxième année d’université jusqu’au mois de janvier de l’année suivante, Tsukuru Tazaki vécut en pensant presque exclusivement à la mort.

À Nagoya, ils étaient cinq amis inséparables. L’un, Akamatsu, était surnommé Rouge ; Ômi était Bleu ; Shirane était Blanche et Kurono, Noire. Tsukuru Tazaki, lui, était sans couleur.

Tsukuru est parti à Tokyo pour ses études ; les autres sont restés.
Un jour, ils lui ont signifié qu’ils ne voulaient plus jamais le voir. Sans aucune explication. Lui-même n’en a pas cherché.

Pendant seize ans, Tsukuru a vécu comme Jonas dans le ventre de la baleine, comme un mort qui n’aurait pas encore compris qu’il était mort.

Il est devenu architecte, il dessine des gares.

Et puis Sara est entrée dans sa vie. Tsukuru l’intrigue mais elle le sent hors d’atteinte, comme séparé du monde par une frontière invisible.

Vivre sans amour n’est pas vivre. Alors, Tsukuru Tazaki va entamer son pèlerinage. À Nagoya. Et en Finlande. Pour confronter le passé et tenter de comprendre ce qui a brisé le cercle.

Photo une © THIEL CHRISTIAN/SIPA

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