5ème édition du Festival du cinéma chinois de Paris

L’année 2010 marque une présence particulière de la Chine dans le monde, avec l’exposition universelle à Shanghai. Pour la cinquième année, le Festival du Cinéma Chinois de Paris permet de découvrir pendant deux semaines une trentaine de films chinois exceptionnels dans deux des plus prestigieuses salles éma de Paris, le Gaumont Opéra Capucines et La Pagode.

Le Festival du Cinéma Chinois de Paris, fondé et présidé par Deanna Gao, artiste née à Shanghai, montre la diversité du cinéma et de la culture chinoise. Il invite le public francilien à apprécier la beauté du cinéma chisnois et à découvrir la vie et les coutumes des différentes ethnies de cet immense pays. Et il permet également à la communauté chinoise de découvrir ou se replonger dans leur pays d’origine grâce au cinéma.
Le festival contribue à développer les échanges et la collaboration cinématographique entre la Chine et la France, deux grands pays du 7e Art.

Pendant cette quinzaine, des rencontres, des débats avec réalisateurs et acteurs, des conférences, des tables rondes pour les professionnels et le public sont organisés.

Comme chaque année, la programmation comporte quatre parties :

– Les films récents : 13 longs-métrages de 2009 et de 2010 pour montrer la diversité du cinéma chinois de fiction. Ils sont tous inédits et plusieurs ont été primés dans des festivals en Chine et à l’étranger.
– Un hommage : En collaboration avec Les Archives du Films de Chine, une rétrospective de neuf films d’archives rarissimes pour savourer l’art d’une actrice et chanteuse mythique : Chaw Hsuan, grande star du cinéma chinois.
– Les films d’animation : Quatre films d’animation, pour faire découvrir aux enfants (et aux adultes) les techniques utilisées les animateurs chinois dont le découpage.
– Les documentaires pour mieux comprendre la culture chinoise entre tradition et modernité.

Des stars et des réalisateurs viennent spécialement de Chine pour rencontrer le public et lui faire mieux connaître le cinéma chinois d’hier et d’aujourd’hui.

Le Festival du Cinéma Chinois de Paris aura lieu du 22 septembre au 6 octobre 2010 :
– Du 22 septembre au 28 septembre au Cinéma Gaumont Opéra Capucines (2, Boulevard des Capucines, 75009 Paris)
– Du 29 septembre au 6 octobre au Cinéma La Pagode (57, rue de Babylone, 75007 Paris)

Soirée d’ouverture le 22 septembre à 20h30
Soirée de gala le 23 septembre à l’hôtel de ville

Vous pouvez retrouver toutes les informations sur le site officiel du Festival.

Programme du festival :

FILMS RÉCENTS

MEI LANFANG
de Chen Kaige (2009)
film sélectionné en compétition au Festival de Berlin

RETROUVAILLES
de Wang Quan-an (2010)
Ours d’argent au Festival de Berlin 2010 pour le meilleur scénario

LAN
de Jiang Wenli (2009)
Prix du public au Festival de Pusan IFF 2009

LE JUGE
de Liu Jie (2010)
Lotus d’or du meilleur film du Festival du film Asiatique de Deauville

RIZHAO CHONGQING
de Wang Xiaoshuai (2010) Film sélectionné en compétition au dernier Festival de Cannes

LA PROMOTION DE LALA
de Xu Jinglei (2010) succès gigantesque en Chine

CONFUCIUS
de Hu Mei (2010)
avec Chow Yun-fat, Zhou Xun

NANKIN 1942
de Chen Kuo-fu et Gao Qunshu (2009) immense succès en Chine

HUA MULAN
de Ma Chucheng (2009)

L’EXAMEN DE 1977
de Jiang Haiyang (2009)

UN PONT POUR L’EOLE
de Peng Jiahuang et Peng Chen (2009)

SI PRES DU SOLEIL
de Chou Chou (2010)
Film sélectionné au Festival de Shanghai juin 2010

RETOUR A SHANRI-LA
de Guo Qing (2010)
Talent Cannes 2006

HOMMAGE À CHAW HSUAN  1920 (?) – 1957

Chow Hsuan est la plus grande vedette-chanteuse du cinéma chinois, une légende, avec sa beauté raffinée et sa voix très douce et subtile. Elle représente aussi un lien emblématique entre la Chine et la France dans le domaine du disque et du cinéma. Renommée comme « voix d’or », elle a enregistré plus de deux cents de ses chansons chez Pathé à Shanghai dans les années 30-40. Elle a joué dans 43 films entre 1936 et 1950 dont les nombreuses chansons ont toutes été éditées par Pathé/EMI. Elle excellait non seulement dans les chansons modernes – jazz et variétés -, mais aussi dans les chants de l’Opéra de Pékin. En 1937, elle devient une star avec l’immense succès des Anges du boulevard.
Célébrer la mémoire de Chow Hsuan en 2010 s’avère particulièrement pertinent : véritable icône shanghaïenne, Chow Hsuan est déjà l’invitée d’honneur de l’exposition universelle Shanghai 2010. Ainsi, le Grand Opéra de Shanghai présente le spectacle Zhou Xuan, destiné à une tournée nord-américaine en août.
Plus généralement, la voix et l’image de Chow Hsuan restent d’actualité et sont constamment honorées par les plus grands cinéastes contemporains qui connaissent une carrière internationale :
– Wong Kar Wai, pour son plus grand succès international, emprunte le titre d’une célèbre chanson de Chow Hsuan : Hua Yang de Nian Hua – L’âge de la fleur, devenu In the Mood for Love;
– Johnnie To, auquel la cinémathèque française a consacré récemment une importante rétrospective, utilise volontiers le chant de Chow Hsuan pour enrichir l’arrière-plan culturel de son Election;
– Ang Lee, dans Lust, Caution, fait réinterpréter par Tang Wei, dans une longue scène-clef, Tian Ya Ge Nü, La chanteuse des confins du ciel, l’une des plus importantes chansons de Chow Hsuan;
– Jia Zhangke, au Festival de Cannes 2010, introduit Hai shang chuan qi, produit pour l’Exposition Universelle Shanghai 2010 et présenté dans la sélection officielle « Un Certain Regard », par la chanson légendaire de Chow Hsuan.

Sont projetés pendant le festival :

DANS L’ATTENTE DE SON AMOUR de He Zhaozhang (1947, Hong Kong)
Chou Xuan interpréte six chansons dans ce film, dont la légendaire L’Âge de la fleur devenue In The Mood for Love chez Wong Kar-wai.

LES ANGES DU BOULEVARD de Yuan Muzhi (1937, Shanghai)
Ce grand classique a lancé la carrière de Zhou Xuan dans le cinéma avec un immense succès. Elle y interprète deux chansons mythiques : La Chanson des quatre saisons (Si Ji Ge)et La Chanteuse des confins du Ciel (Tian Ya Ge Nü).

L’HISTOIRE SECRÈTE DE LA COUR DES QING de Zhu Shilin (1948, Hong Kong)
Ce film relate une histoire d’amour entre l’empereur Guangxu et la favorite Zhen combattue par l’impératrice douairière Cixi à la fin de la dynastie mandchoue des Qing. Il retrace les grands événements historiques de cette période chaotique entre 1889 et 1900.

MEI FEI de Zhang Shichuan (1941, Shanghai)
C’est l’histoire de Mei Fei qui a été la favorite de l’Empereur Tang Minghuang au VIIIe siècle, remplacée par Yang Guifei, immortalisée par le poème de Bei Juyi (772 – 846).

LA NUIT PROFONDE de Zhanf Shichuan (1941, Shanghai)
Ce film est à l’origine le titre d’un chant de l’Opéra de Pékin. Zhou Xuan interprète notamment des airs d’opéra.

L’HISTOIRE DE LA CHAMBRE DE L’OUEST de Zhang Shichuan (1940, Shanghai)
Une légende d’amour, chef-d’œuvre de la littérature chinoise issu de la dynastie Tang, portée à l’écran pendant l’occupation japonaise à Shanghai, dans cette période nommée « l’île isolée ».

QUIPROQUO de Fang Peilin (1947, Hong Kong)
Une comédie dans laquelle Zhou Xuan séduit le public de sa voix douce et subtile, avec la fraîcheur d’une jeune fille espiègle.

ASHIOU OU LA DEESSE DE L’AMOUR de Wu Zuguang (1947, Hong Kong)
D’après les Contes étranges du pavillon du loisir (les contes de la femme-renarde) de Pu Songling

L’AIR D’UNE CHANTEUSE de Fang Peilin (1948, Hong Kong)
Un drame musical, qui associe tragédie, atmosphère jazzy, action et quelques-unes des plus belles chansons de Chow Hsuan, dont Ye Shanghai -Shanghai la nuit

LES FILMS D’ANIMATION

Ces films d’animation, prêtés par les Studios d’Art de Shanghai, sont des chefs d’œuvre à ne manquer sous aucun prétexte, qu’on soit petit ou grand, seul ou en famille.
Toutes ces oeuvres de Zhang Zhiyi (Institut d’Automation de Pékin) sont une merveilleuse illustration de la culture chinoise et de ses arts traditionnels :

LE TOUT PREMIER JOUR (2005)

QUÊTE (2006)

LE CHANT DU COQ (2005)

LES FENÊTRES DU NOUVEL AN (2006)

LES DOCUMENTAIRES

CHANG-HAI production ECLAIR 1913, 35mm nb 4′
Chang-Hai et ses aspects typiquement chinois : les pousse-pousse, les riches pagodes, les jardins de plantes exotiques, les métiers de cordonnier et de tisserand exercés par des enfants.

PROMENADE EN CHINE de Titaÿna 1932, 35mm nb 75′
En 1931, Titaÿna, accompagnée de Robert Lugeon, part en Chine faire un reportage sur le Yang Tsé.

MANCHOURIE – Jacques Berr, 1945, production La France en Marche – Danielle Joudioux, 35 mm nb 12′

SHANGHAI, LES ANNÉES FOLLES (2008), d’Anne Riegel et Olivier Horn

REVOIR MEI LANFANG (2006), de Guo Lanbing,Ye Jing
Des films documentaires très originaux, notamment sur les grands maîtres de la peinture chinoise qui ont fait leurs études à l’Ecole Nationale des Beaux Arts à Paris dans leur jeunesse et sur les prodigieux enfants peintres de Guilin. (6,7,8,9,)
> La peinture chinoise traditionnelle – 1987 , de Ma Siji
(Qi Baishi, Xu Beihong, Fan Zeng, Wu Zuoren, …)
> Liu Haisu, grand maître de peinture – 1983, de Zhang Jingtai
Huangshan (Montagne jeune)
> Yani, l’enfant prodige de la peinture – 1986, de Wang Changhe
> Les Enfants peintres de Lijiang – 1979 (Yani avait 4 ans dans ce film), de Chen Zeren

LA FABRICATION TRADITIONNELLE DU PAPIER CHEZ LES NAXI DU VILLAGE BADI (1999)

LA VOIE DU TAO (2010), d’Yves de Peretti – 2010

Source : Communiqué de Presse (car je suis un gros fainéant ^^)

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